Pris en soi dans les
Brumes du passé
D’un avenir délétère
D’un présent effacé
Rire en soi de ces
Feux consumés
Qu’un cri habite encore
En quelque vaste contrée
Pris en toi dans des
Filets d’argent
Sous le voile menteur d’un
Improbable aveu
Croire encore à de
Larges soupirs
À ces vagues endormies
À la lueur du soir
Voir encore les
Libellules de l’ombre
Qui d’envie se nourrissent
Sans jamais dire l’oubli
Croire encore à ce
Triste mensonge qui
Traîne sous les rêves
S’y envole lentement
Aller en coeur
Douce rumeur
À cours d’ardeur
Fuir un peu plus
N’en dire pas moins
Rien d’incertain
Tout se défait
Rires imparfaits...
Alors, sous la pulpe du monde
Lourdes d’un présent infini
Bruisseront les ailes défaites
— celles que silences murent encore...