Sur l’empreinte du soleil
Sont gravées les Ombres Diffuses
Elles s’éteignent puis renaissent
À mesure qu’on les vit
Comme un lit d’étincelles
Elles crépitent en riant
Et leur corps indécis
— leur grand corps éphémère —
Tout de sel et de sang
Rejoue l’Antique Douleur
Sur le lit du sommeil
Qu’un grand vent berce encore
Ces étoiles sans pareille
Ces étoiles aux yeux d’or
Roulent et filent et fusent
Pour éclater encore...
Ces gravures immortelles comme
Des bruits d’algue douce
S’abreuvent d’un regard ou se
Glacent d’un baiser
Ombres de vie comme des
Puits d’infini
Perles de sang comme des
Restes d’envie
Rouleaux de vagues
Gonflés d’ir’ et d’ennui...
Brillants destins
D’un coup tombés à terre !
Comme un nid d’ailes battantes
Comme un essaim d’abeilles
Laissez-vous faire enfin
Que nous goûtions ce miel !