J’ai poli et lustré les épines de la rose
L’art osé du matin lui décore les pétales
Le vin rose et chagrin y ajoute des étoiles
Me recouvrant la nuit de sa peau satinée
Électrisant les rêves que sa fragrance attire
Elle frissonne et joyeuse me retient sous sa robe
J’y butine amusé la coulée des lumières
Y ranime en riant quelques braises délaissées
De pistil en pistil mes doigts vont et s’affairent
De ma mine étamine et dans une langue secrète
Je découvre au passage des recoins oubliés
De ceux qui brûlent le soir aux feux des souvenirs
Quand sa mine éclairée rougissante à l’aurore
Dans un sourire radieux perce-soleil du sommeil
Prend congé de mon lit aussitôt je m’endors