Des cerveaux sans crâne déversent leur jus acide sur les pointes du temps.
Ils broient les idées rouges d’un rire sacrifié,
Là où se rappelle l’autel « In Memoriam »,
Puis secouent l’ardente hache qu’en riant on brandit,
Et renouent, cousent en hâte, les lambeaux éphémères.
Sous l’évidence absurde d’une croûte qu’on décolle,
La vie se donne, amère — ils la remâchent, en somme.